Flashback: Miami sans vice, Jules le dude, des lémuriens, un tour en off-shore et surtout Malarone por favor, I beg you!

11 10 2009
Jules et ses groupies

Jules et ses groupies

 

Disons-le tout de suite, en-dehors du plaisir de revoir Jules à mi-chemin entre l’été et nos retrouvailles argentines programmées à Noël, il restera de Miami l’impression d’un jeu de piste très fastidieux pour trouver la Malarone (médicament anti-malaria que nous utiliserons dans 15 jours en Amazonie brésilienne puis en Afrique) et en particulier la Malarone pour enfants. [2 pbs: d’une part une ordonnance rédigée en français, visiblement assez répulsive pour les pharmaciens U.S, qui plus est sans quantités indiquées et d’autre part la disponibilité des médocs précités. Bilan cumulé: des heures de queue dans des pharmacies différentes (Walgreen‘s, Eckerdts, CVS etc), des échanges allant de cordiaux à franchement hostiles (des deux cotés en une occasion), une visite à un docteur chaleureux et compréhensif mais sans pouvoir de produire de la malarone pour enfants un samedi à Miami. Résultat des courses: nous avons obtenu en échange de la modique somme de 700$ de la Malarone pour adultes et Maria devra récupérer une ordonnance et nous envoyer dans l’Atacama

la Malarone pour enfants…

Du coup on n’est même pas allés se rincer l’oeil sur le eye candy de South Beach…

Mais on a plutôt fait: un dîner de babyback ribs chez Shorty’s, le resto le plus kids-friendly du monde, un déjeuner dehors avec vue sur la marina de coconut grove chez Monty’s. J’ai toujours autant de plaisir à revoir les rues envahies par une végétation incroyable à Coconut Grove. On fait un grand tour avec Jules notre guide qui nous fait passer devant la maison où on habitait ensemble il y a maintenant 12 ans et qui a l’avantage de se situer au milieu de la partie la plus ‘sauvage’ de CG,

Banyan

Banyan

 bien plus à notre goût que les rues bien propres de Coral Gables. Puis une visite du Parrot Jungle relocalisé près de South Beach et qui a perdu beaucoup de son charme au passage. A mentionner: un spectacle avec des tigres (toujours spectaculaire) et surtout une interaction entre lémuriens (la bestiole de Madagascar pour les initiés) et touristes payants 45$ pour avoir le plaisir de se faire littéralement agresser par ces boules de nerfs en caoutchouc qui font des bonds incroyables, notamment un peu partout sur les pauvres humains captifs. Nous regardons ça à travers la vitre et le scénario est toujours le même: les 2 premières minutes, les humains trouvent ça très drôle et les 28 minutes restant sont un véritable cauchemar, tant les lémuriens sans être réellement agressifs sont toniques et ne cessent de bondir sur leurs souffre-douleurs.

Jardin d'acclimatation?

Un peu de schadenfreude plus loin, nous voilà sur un off-shore jaune pour voir Miami depuis l’eau (Star island, Fisher island accessible seulement par bateau, Miami beach…) Avec le secret espoir que Caroline -qui depuis toujours et sans avoir tort trouve Miami totalement artificiel, plastique et sans charme- voit l’autre coté beaucoup plus séduisant de la ville sur l’eau. Pour moi, Miami n’est pas une destination touristique, tant il y a peu de choses à visiter (sauf peut-être pour aller clubber à South Beach) mais c’est une ville incroyablement agréable à vivre, si on accepte de laisser son cerveau intellectuello-germanopratin au frigo pendant la période. Et c’est encore mieux bien sûr si on a un bateau ou un OPB (Other People’s Boat). Fin de l’incidente.

Le tour de ¾ d’heure en off-shore jaune de 1000 chevaux

Thriller

 (il en avait 4000 à l’époque où il faisait des courses) est vraiment pas mal, dans le genre short and sweet. D’abord les liaisons sont faites vraiment vite et on découvre la ville avec un autre prisme. Depuis l’eau, on voit les villas de Tony Montana dans Scarface, Will Smith, Oprah Winfrey, Ricky Martin, Gloria Estefan, la villa de Shaq quand il jouait pour les Heat etc etc avec à chaque fois -Amérique oblige- le prix de la villa en question donné par le ‘guide’ très cool qui est sur le bateau avec nous.
Avec Jules et les filles, toujours en admiration devant lui. Je pensais rester plus grand que lui jusqu’en 2010 mais le gredin a pas mal grandi depuis l’été. Pas sûr que je passe l’hiver. Verdict en Argentine à Noël.
Sinon, quelques impressions (réchauffées ou nouvelles) de cette Amérique paradoxale, où la liberté d’expression et donc une forme de tolérance sont un droit fondamental et où des cliniques où l’avortement est pratiqué sont régulièrement plastiquées, où la nudité est quasi-exclue des films et de la télé (« cachez-moi ce sein que je ne saurais voir) et où l’érotisme suggéré est constamment présent (cheerleaders des équipes de sport, gym à la télé, les restaurants Hooters, les clips video de MTV ou VH1 etc), bref, une sexualité mal assumée où hédonisme et chasse au plaisir s’affrontent en permanence.

Quelques flashs donc:

– La pub pour les cliniques, les médecins ou les avocats à la radio: « Si tu es pédophile et accusé de l‘être, si tu as tué des jeunes en étant ivre ou défoncé au volant, et même si tu as commis un excès de vitesse ou traversé en-dehors des clous, je suis ton ami »

– Le concessionnaire de voitures de luxe, ‘The Collection’, exposées à l’air libre à une encablure d’un ghetto sordide avec un dealer pluri-disciplinaire à chaque coin de rue. Même s’il est vrai que la misère est moins pénible au soleil.

– Ces créatures mi-humain mi-éléphant juxtaposées à coté de ces corps parfaits sculptés avec une obsession dévorante. Les deux espèces en quantité astronomique.

– Ces Harley ou BMW magnifiques coincées sous le soleil dans les embouteillages car interdiction de remonter les files de voiture.

– Ces waivers de 12 pages à n’en plus finir dès qu’on veut se bouger un peu, société sur-légalisée oblige. Le docteur ci-dessus me disait que pour bien faire son métier, il fallait non seulement qu’il se tienne au courant des avancées médicales, médicamenteuses etc mais aussi de l’évolution de la jurisprudence des ‘malpractice lawsuits’ pour savoir où il avait un risque d’être attaqué et de perdre lourd (ou de voir sa prime d’assurance s’envoler.

– Ces magnifiques salades de légumes frais dévastées par une sauce abo et une montagne de cheddar rapé

– Ce service ultra-sympa, décomplexé mais ô combien formaté: ‘Hi I’m Joe and I’ll be your waiter. Our specials tonight are bla bla bla. I particularly recommend the mahi-mahi in Worcestershire sauce; it is FAN-TASTIC (clin d’œil à Dom qui ne lit sûrement pas ce blog)

On y reviendra quand même avec plaisir, en particulier pour leur optimisme, leur dynamisme et leur nature merveilleuse, le plus tôt possible!

Mais depuis on a fait beaucoup plus exotique. A bientôt.

Pas besoin de faire un tdm pour nourrir des chèvres

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