Si vous avez raté des passages, un best of en photos – Director’s cut – Première Partie

18 11 2010

 Dans l’ordre chronologique.

En revoyant ces photos, on s’est dit: quel plaisir, quelle chance…

En espérant que cette invitation au voyage vous plaise ou vous inspire.

A la prochaine.

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Canada suite et fin: Sirop d’érable et Huile de foie de saumon 18.9.09

19 09 2009

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S: Trop cool le RV (camping car) pendant 2 semaines: C’est comme si on emmenait sa maison partout avec soi. Aah les campements de rêve au milieu des arbres et des wapitis. Une douche de 50 cm² finalement assez confort , prête à l’emploi en 20 minutes et prenable à n’importe quel moment de la journée. Et surtout pas besoin de faire et défaire les sacs tous les jours tout en étant nomade.

H: Un seul campement top pour combien d‘une banalité crasse, voire sordides genre lumpen-prolétariat. Et puis l’esclavagisme de la vidange quasi-quotidienne, on vivait bien sans. Vive le tout à l’égout! Aussi, vivre dans 4 m² c’est bien mais bonjour l’intimité! Sans compter les arbres qui vous tombent sur la tête et les départs dragsters en oubliant que l’électricité, le tuyau d’eau et celui de la vidange sont attachés…

S: Ces paysages vraiment incroyables: montagne, ciel bleu cobalt, forêts de conifères à perte de vue et lac vert émeraude, air sec et frais des montagnes. Le décollement de rétine assuré.

H: Frais, on peut le dire: 10° au réveil dans la ‘chambre’ et à l’extérieur…Et puis les lacs, t’en as vu un, tu les as tous vus non?

S: Moi avec la trilogie burger, pizza, chicken nuggets, je tiens des années.

H: Bonjour les calories et le cholestérol.

S: Et puis à Clayoquot, la bouffe était quand même vraiment top. Un chef vraiment talentueux, produits ultra-frais, présentation très soignée, les meilleures frites du monde etc

H: Bonjour les calories et le cholestérol..

S: Cette nature, ces forêts primaires incroyables avec des fougères jurassiques, des arbres immenses, pluri-centenaires, couverts de lichens leur donnant un air de forêt de Merlin l’enchanteur peuplée de lutins et de vélociraptors.

H: Avec 3 mètres de pluie par an, ce serait bien le comble si ça poussait pas plus qu’au Sahel. Et puis une forêt ça reste une forêt, on va quand même pas en faire un plat non…

S: Et la vie sauvage, ces moments uniques avec les ours noirs au bord de la route, la biche et ses deux faons au détour d‘un virage, les baleines et les lions de mer dans leur habitat naturel, les saumons qui remontent les rapides pour aller pondre et mourir…

H: Même pas vu de grizzlis ni d’orques alors qu’ils pullulent. Minable.

S: La vie en symbiose avec la nature, le cycle des saisons, les saumons qui retrouvent leur lieu de naissance après des milliers de kilomètres dans le Pacifique et ce faisant s’inscrivent dans le cercle de la vie, fournissant suffisamment de calories aux ours pour hiberner et se réveiller au printemps pour se gorger de baies.

H: No comment. Quelqu’un connaît un exorciste ou au moins un psy?





Baleines, endroit de rêve, lions de mer et la fin d’une malédiction 15.9.09

18 09 2009

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Ca y est, je ne suis plus un éternel maudit de la pêche. Après avoir réussi l’exploit de ne rien attraper dans des eaux parmi les plus poissonneuses du monde au large ou dans les bolons du Sénégal, à Maurice etc, le signe indien a été vaincu (de manière appropriée en pays indien Nun-chu-nulth, les premiers habitants de la région avant l’arrivée des blancs.) Hier après-midi, grâce aux conseils avisés de Kamina notre guide nun-chu-nulth nous avons pêché 3 saumons à la limite entre le fjord et l’océan.

 

tdm09 193Belle initiation pour les filles, notamment lorsque Kamina a assommé d’un bon coup de bûche les poissons sur le bâteau puis lorsqu’ils les a éventrés, décapités puis nettoyés avec des gestes experts.
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[Il nous a raconté avoir déjà passé 56h non-stop sans dormir au milieu d’un banc de poissons et avoir ramené à cette occasion avec sept membres de sa famille et amis pour 130 000$ de poisson] Et que la lumière de fin d’après-midi après la pluie était belle en rentrant en bateau.

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Sinon, il y aura des endroits un peu roots pendant le voyage mais ce n’est pas le cas ici, c’est rien de le dire: nous sommes simplement dans un endroit de rêve.

Eco-resort sous forme de campement en tentes deluxe,
http://www.eihr.com/clayoquot/Photos/galerie_fr.htm
staff ultra-attentionné et gentil sans être too much,
Et c’est pas tout





Vancouver

18 09 2009

Bon, disons-le tout de suite, nous on a vraiment aimé cette ville sur l‘eau à deux pas des montagnes (cf. JO d‘hiver dans 4 mois), ultra-cosmopolite, sportive, culturelle, saine.
Le charme des aquabus, la cité des sciences…moderne, les dim sum et les curries de rêve, la bonne humeur collective etc etc
Et en plus il y pleut moins qu’on ne le pense généralement…
Puis départ en hydravion à nouveau vers Vancouver island.

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Phrases du jour – 10 Septembre 2009

11 09 2009

« Les nid dravion, on dirait qu’ils font du ski nautique »
« Papa, comment elles font les araignées de mer pour tisser leur toile? »
Clémilie





Spéléo, saumons volants, encore un ours, le Pacifique et des forêts magiques.

11 09 2009

Petit post enregistré pour cause d’absence de connection pendant 2 jours.

Il a plu toute la nuit sans discontinuer et il fait gris ce matin du 9.9.09. Les Chinois doivent avoir quelque chose à dire sur cette date Après le petit-déj, petite promenade tranquille pour voir des lions de mer sur les quais du mignon port de Nanaimo. Echec sur les lions de mer mais énorme score avec les hydravions faisant la liaison Ile de Vancouver-Vancouver. Puis inspiration carolienne d’aller se mettre sous terre pour fuir la pluie en faisant de la spéléo. Une heure de route + une heure de piste défoncée plus tard (en fait, sur une piste défoncée, lorsque quelqu‘un tient la cuisinière dans le GEB, ça fait moins de bruit; merci Caroline) et une biche et deux faons sur l‘épaule de la route plus tard,

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nous voilà face à Laura la guide qui nous emmène dans les profondeurs des Hope Caves. Enfin dans les profondeurs atteignables avec bouts de chou. Grosses interrogations sur la présence éventuelle d’animaux au fond de la caverne, notamment des ours (apparemment les ours et les cougars étant dépourvus de frontale ne s’aventurent jamais profond dans des cavernes sombres. Ils ont peut-être peur qu’il y ait des hommes à l’intérieur!)
Moment intense pour les filles lorsque Laura fait éteindre les frontales dans le noir absolu et raconte l’histoire du loup en calcite, gardien de la caverne et du monde des esprits pour les indiens sur le territoire desquels nous nous trouvons. Bref, un truc facilement faisable en France mais on est au Canada donc c’est cool. En tous cas Laura est bonne pédagogue, amie des animaux et des calcites et gentiment monomaniaque sur les cavernes. Donc bon moment.

Femmes des cavernes
Après un peu de piste (merci pour la teneuse de cuisinière) puis un peu de route, deux autres faons, maman ne doit pas être loin, les filles dorment donc voir ci-dessous pour les histoires de forêts syncrétisées puis campement sans histoires près de Port Alberni.

Une des attractions du coin est l’ours noir qui vient sur les rives de l’estuaire local pour récupérer des saumons ou des crabes à marée basse. Ca tombe bien, celle-ci tombe juste après le petit dèj et la douche (merci internet pour l‘horaire des marées de Port Alberni). On se pointe, pas d’ours à l‘horizon, donc on se prépare à attendre un peu sur un banc et là, miracle, à peine 2 minutes plus tard, Caroline repère le plantigrade débonnaire qui sort du bush et arrive sur la rive opposée pour son petit déj alla marinara à lui.
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En fait on se demande quand même si l’office du tourisme de Port Alberni n’a pas pris la mesure de sa clientèle, séquestré un ours noir (c’est un peu comme séquestrer un fox terrier dans le 16e) et créé une attraction à partir de…rien. Ils sont quand même forts en marketing ces Nord-américains. 10 minutes d’observation pendant lesquelles Emilie mime la démarche de l’ours et on prend la route direction les échelles à saumons après un petit stop latte dans le ‘fisherman’s café’ du port. Alors les saumons, comment vous dire? Comme vous le savez, après quelques années, ils remontent à contre-courant les rivières pour revenir sur le lieu de leur naissance. Seulement parfois il y a des chutes d’eau ou des rapides qui occasionnent un taux de chute dans la population saumonnée.
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Faut dire, déjà remonter une chute d’eau avec des mains et des pieds c’est pas simple, alors avec juste des petites nageoires et une queue pour se propulser, il faut y croire. Donc pour les aider, intervention humaine dans les 60’s consistant à leur proposer un petit parcours à coté du chemin naturel mais aménagé plus confort. Un peu comme le travelator du Chatelet ou le Fast track de British Airways. Il y en a quand même qui continuent de tenter de passer (et pour certains réussir) par le parcours commando mais soit ce sont les décérébrés de la bande, soit les studs qui veulent pouvoir demander à leurs potes « Et toi t’as fait le parcours vert ou le noir? » Faut dire qu’au total il en passe quand même 22 Millions par an à cet endroit donc ça doit brancher pas mal. Comme en plus c’est la saison, même à un instant t, il y en a un paquet des saumons. Et c’est fascinant. Pas tellement ceux qui prennent la piste verte, moins visibles, mais ceux qui prennent leur élan et sautent hors de l’eau pour franchir les 3 chutes d’eau successives. Vraiment impressionnant ce que l’instinct et l’envie de fertiliser font faire. A propos, ce sont et les femelles et les mâles qui doivent remonter, les œufs pondus par les femelles devant être viabilisés par ces messieurs. Donc tout le monde s’y colle.

Ensuite, je résume la halte solo d’hier et les promenades avec les filles donc trois activités en une histoire mais vraiment les moments dans la forêt vierge côtière tempérée étaient magiques. OK une forêt c’est une forêt. Oui mais pas celle-là. Les images ne retranscriront jamais la pureté du moment, le voyage dans le temps devant des arbres qui avaient déjà 300 ans lorsque Christophe Colomb a débarqué, les jeux de lumière très tamisée entre les lichens centenaires qui pendent des arbres comme des cheveux de sorcière. Promenade sur des planches (boardwalk) pour ne pas commettre de sacrilège et aussi parce que comme il tombe entre 1 et 3,5m d’eau de pluie par an (entre l’intérieur de l’île plus ‘sec’ et la cote Ouest), il fait un peu humide là-dedans. Mais le spectacle est magique. Juste des arbres, des plantes vertes, des troncs d’arbres tombés il y a des siècles, le tout en 3D (les planches montent et descendent pas mal au gré des vallonnements du terrain), les ruisseaux, on est pas loin d’un paradis de la photosynthèse avec peu de lumière quand même, le canopée en absorbant 90% et après c’est tellement dense que presque rien ne passe. Et pourtant quelle vie; sans animaux remarquables pour autant, à peine quelques croassements de corbeaux en haut et des bruits reconstitués de salamandre en bas mais globalement, on est dans le royaume des végétaux, du camaïeu de vert, des’ents’ de Tolkien, de la vie microscopique, des champignons, du bois ruisselant, des mousses et lichens (si j’ajoute magnifiques, vous allez dire que la canadienne est sous-cotée et mérite mieux que son incognito non?) Bref, de la magie avec pas grand-chose si ce n’est de l’essentiel, de la forêt primaire. Et même sans rien projeter, c’est bluffant.

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Pris par un bon photogphe, voilà ce que ça peut donner
http://www.flickr.com/photos/22781088@N02/2491680128/

Après, ballade sur la plage avec derrière nous la forêt (pas toujours belle comme au-dessus quand même) et devant le Pacifique; la mer quoi. Chasse aux moules, aux coquilles de crabe, jeux d’eau avec pantalon relevé pour découvrir l‘île dont nous sommes les premiers explorateurs (doucement quand même, elle est à 12°), bref, hormis les panneaux descriptifs omniprésents ‘attention aux ours, que faire devant un ours’ et ‘attention aux loups, que faire devant un loup’ (surtout on ne court pas pour éviter d’être confondu avec une proie, on parle doucement et on s’éloigne tranquillo), on aurait fait la même chose à Royan ou Arcachon. Comme en l’occurrence on n’a vu ni ours ni loup, on aurait fait exactement la même chose à Royan.

Crabes

Petite parenthèse, un coté bluffant est la diversité des paysages rencontrés mais en fait en traversant notre beau pays, de la baie de Somme à la Sologne en passant par le Cantal, l’Aubrac, le Mercantour et les côtes, on est quand même au moins aussi bien dotés. Mais comme on est beaucoup moins grands et un peu plus nombreux, on est plus denses et donc la vie sauvage est plus difficilement accessible, ou du moins est plus aléatoire, plus rare. Ici, elle est omniprésente et les hommes l’ont depuis longtemps chérie, protégée, respectée et une certaine harmonie s’en dégage quand même. Les naturalistes diront que la vie sauvage est malgré tout à la pogne de l’homme, les urbains comme nous sont enchantés.

Ce soir, pour la première fois depuis longtemps, excellent dîner dans un restaurant local, spécialité de crabes, éclairage néon aux water-closet mais l‘essentiel était dans l‘assiette. Nous sommes arrivés de loin les derniers à 20h 30 donc accueil un peu frisquet et à 21h 45 on a fait la fermeture (seuls depuis 1/2h), après avoir éveillé une passion chez Emilie pour la chair de crabe peut-être grâce à l’utilisation de la pince craque-pinces. Au fait, c’était peut-être la première fois depuis le départ qu’on mangeait vraiment bien. Whistler était pas mal mais comme on est restés dans le tout-venant, ça n’a pas cassé non plus des briques même si ce petit mongolian barbeque était quand même pas mal. Bref…

Ce matin Vendredi temps de rêve à Tofino; on part faire du kayak de mer ou voir des baleines.

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Whistler – Vancouver winter games 2010 + ours

9 09 2009

2 jours très agréables passés à Whistler, dans la station qui accueillera les JO d’hiver en 2010. Un coté un peu artificiel ou Disneyesque à l’américaine mais très bien fait et nous on a bp aimé. Un peu de civilisation après des territoires un peu enclavés, ambiance ‘Delivrance’, largement appréciée. Pour les filles nous avons fait de la tyrolienne (zipline, c’est un peu plus drôle en anglais) et comme on est en Amérique du N, tout est plus grand: 5 tyroliennes au-dessus d’un torrent dont une de 300m de long à 100m de haut, 80 km/h etc. En réalité bof pour les sensations tellement tout est sécurisé et le gaz ‘amorti’ mais les filles étaient contentes,

J'm la zipline moi

J'm la zipline moi

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surtout sur celles qu’elles ont pu faire seules, même la tête en bastdm09 110 ; nous avons admiré les cèdres rouges de 700 ans recouverts de lichen et hauts de 70m dans lesquels nous étions. Une forêt vierge authentique (coastal rainforest) et magnifique. tdm09 098
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Pour ceux qui connaissent comme Ben, il y a maintenant un téléphérique peak to peak entre les sommets de Blackcomb et de Whistler mountain. Assez impressionnant de voir un téléphérique sans pylones ou si peu. Beaucoup de chantiers sur les routes rapport aux JO mais après une belle descente à l’envers de la ‘sea to sky highway’ vers Vancouver et un coup de ferry sans baleines, on se retrouve ce soir dans un campement 4* avec vue mer, sur Vancouver island à Nanaimo sous la pluie quand même.

Ah oui, sinon sur la route avant Whistler on a vu un ours de très près, un peu plus loin le temps de prendre l’appareil, qui nous a regardé assez longuement en dandinant du popotin avec l’air de se demander si ces quatre trucs agités étaient comestibles, avant de conclure que non. tdm09 034
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