Si vous avez raté des passages, un best of en photos – Director’s cut – Première Partie

18 11 2010

 Dans l’ordre chronologique.

En revoyant ces photos, on s’est dit: quel plaisir, quelle chance…

En espérant que cette invitation au voyage vous plaise ou vous inspire.

A la prochaine.

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Salar de Uyuni II et Sud Lipez

15 10 2009

Mon lapin à moi

Plus de 1000 ans vraiment? Cactusalem

Au passage, nous sommes au Printemps dans une partie de la cordillère des Andes où il se passe toujours quelque chose.

Jamais plus de 20 minutes sans un paysage extraordinaire,

des volcans dont certains fument,

Si la montagne fume, ça veut dire quelque chose?

du désert, des flamants roses (à plus de 4000m!),

Pink flamingo, ce serait pas un nom de boîte de nuit?

un arbre de pierre,

Arbol de piedra

des sources d’eau chaude ou bien des vizcachas (au besoin voir épisode précédent)
Emilie et vizcacha

ou des vigognes (les lamas sont domestiqués et omniprésents, ce sont un peu nos moutons alors que les vigognes sont sauvages et sont un peu nos biches.)

Vigogne
Lamas

Vigognes et flamants sur la laguna colorada

donc personne ne s’embête jamais ce qui garantit une bonne ambiance malgré les conditions.

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Le soir du 2eme jour, on arrive à 4600m d’altitude, à l’hôtel du désert qui porte bien son nom, juste avant le coucher du soleil. Quand la température tombe très vite (de 20° à moins de zéro en deux heures environ). Bizarres ces phrases. L’hôtelier nous montre notre chambre avec un (très) grand lit. Et pas d’autre lit. Comme Caroline et moi n’avons pas particulièrement envie de dormir à quatre dans le lit, on met un peu la pression pour passer au-delà de l’explication « désolé, je n’ai pas de solution, toutes les chambres sont prises. » Et finalement la chambre mitoyenne se libère comme par enchantement et les filles peuvent y dormir. [L‘ironie de la chose étant que comme il n’y a plus d’électricité à partir de 22h et qu’il fait nuit noire, les filles ont eu peur dans la nuit et on s’est effectivement réveillés à quatre dans le lit le lendemain matin. Pas mal pour faire chaleur humaine sachant que le chauffage s‘arrête aussi à 22h]

Mais à 4600m Clémentine n’est plus trop d’accord et nous pose deux queues de renard dans la chambre. Puis lance une fusée éclairante dans le restaurant. [Il est utile de maîtriser le vocabulaire technique pour éviter les répétitions. NDLR]

Le matin, au réveil à 6h, elle se porte comme un charme

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et l’hôtelier malin, très urbain par ailleurs nous explique que Evo Moralès, le premier président indigène = indien de Bolivie (bien qu’il ne parle pas de dialecte indien) est vilipendé dans les démocraties occidentales et dans la capitale économique de Santa Cruz, notamment à cause des nationalisations du gaz et des redistributions de l’argent public vers les indiens de l’altiplano, qu’Evo donc est adoré ici. Un peu pote de Chavez le méchant mais pas trop. De grandes chances d’être réélu donc.

Quand on lui rétorque qu’il n’y a pas d’eau dans la chambre pour se laver les dents, il nous répond qu’il la coupe tous les soirs sinon les canalisations gèlent. Mais qu’il sera ravi de nous donner un peu de débit quand même. C’est bien parce que c’est vous.

Dernier jour dans le désert du Sud Lipez où nous traversons la cordillère par un col à 4900m et surtout où nous voyons deux des morceaux de bravoure du circuit: la laguna colorada (rouge à cause des algues qui changent de couleur au soleil)

Vigognes et flamants sur la laguna colorada

et la laguna verde (verte grâce aux minéraux, notamment le magnésium que le vent active.)

Lagune verte

Lagune verte

Quelques dizaines de cms de profondeur seulement mais des couleurs et une ambiance inoubliables.

Et entre les deux il y a les geysers et les sources d’eau chaude (bof mais qui vont permettre à Emilie d’être ravie car enfin ‘chouette, ça sent l’œuf pourri’.)

et ce porc gesi?

Avec notre départ aux aurores (imposé par le rv pour le passage de la frontière), on est un peu tôts pour la lagune rouge, le soleil n’ayant pas eu le temps de faire sa magie avec les algues. Mais le charme opère quand même. D’autant que les flamants roses sont de la partie. En plus du coup il n’y a personne et donc la visite est top bien que très ventée. Du coup on ne s’éternise quand même pas .En revanche ce vent à décorner les bœufs à 4500m (merci pour les polaires boliviennes) active à fond la lagune verte pour notre plaisir des yeux. Quel régal. Pas de flamants dans la lagune verte, présence d’arsenic oblige mais là encore il y en a juste à coté… La Bolivie est bien faite!

Plus sérieusement, même en ayant décidé de ne pas aller dans la mine d’argent à Potosi, nous aurons vraiment bien aimé ce pays, les habitants de La Paz et le circuit dans le Sud était vraiment fabuleux. Ca se mérite mais ça délivre aussi.

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Mais nous sommes déjà à la frontière Bolivienne à 4500m. Marrant mais la frontière chilienne se passe 20kms plus loin et 2000m plus bas, à San Pedro de Atacama. Avec une fouille de tous les bagages, narco-traficos Clémentine et Emilie oblige.

Petit bain à 37° et à 4500m. Sortie de bain assez tonique.

Comme dans un jacuzzi

Montagne multicolore





Salar de Uyuni I

13 10 2009

La Bolivie, c'est bien. Y'a plein de boliviens.

Oublié de le mentionner au post précédent tellement le mal de tête était sévère mais nous avons traversé l’équateur (pour Clémilie pour le 1ere fois évidemment.) Tellement traversé qu’on va bientôt être sur le tropique du capricorne.

.Nuit passée dans notre hôtel de sel très joli et vraiment unique. Quasiment tout est en sel, sauf le plafond. On marche sur des gros cristaux de sel bien blancs et les murs sont en briques de sel. Les filles adorent et nous aussi.

Couloir du palacio de sal

Nous on aime les cristaux de sel même s'il ne vient pas de Guérande

En parallèle, nous avons aussi l’impression (justifiée) de quitter la civilisation. Pendant 3 jours nous serons entre 3600m et 4900m d’altitude. Il fait froid la nuit (0) et entre 10 et 25 la journée mais avec le vent ça ressemblera parfois à -10.
700 kms de piste en 4×4 avec notre propre carburant,

I love you, please stay healthy!

au menu du lama un peu dur et des légumes douteux, des libertés avec l’hygiène, l’inconfort lié à la haute altitude et au climat, de l‘électricité et du chauffage de 18 à 22h donc 10° pendant la nuit… Nous partons aussi pour 4 jours sans internet… Un vrai sevrage ‘dinde froide’. Tant pis pour les développements et réactions de, avec et contre Frédéric Mitterand. Et pourtant, disons-le tout de suite, on s’est vraiment vraiment régalés. Parce que l’inconfort était facilement gérable et que les compensations étaient simplement fabuleuses.

Le matin, nous faisons la connaissance de Cynthia, notre charmante guide venue de Potosi. Elle s’avérera assez peu motivée par son travail et donc assez peu proactive. La première rencontre depuis le début à ne pas être sous le charme de Clémilie, sans être pour autant désagréable. Le guide est un peu imposé par le système en Bolivie, redistribution oblige mais d’une manière générale, j’ai pas mal changé mon fusil d’épaule à ce sujet. Il y a quelques années, la présence d’un guide avait tendance à me hérisser et à me gâcher le plaisir alors que là -à défaut d’audio-guide- aussi bien à Chichen Itza qu’à Tihuanaco, ils apportaient pas mal de valeur ajoutée notamment par les réponses à toutes les questions que nous avons posées.

C'est pas du sel ça. Maria ça te suffit?

1er jour passé dans le salar de Uyuni, la plus grande saline du monde (et accessoirement la moitié des réserves mondiales de lithium si précieux pour les batteries des voitures électriques. Actuellement inexploité mais bien sûr les projets abondent) Formée par l’évaporation d’un lac (et non pas d’une mer)

Que dire...

Une étendue immense d’un blanc immaculé sous un ciel quasiment toujours bleu sans nuages. Unique. Ca se mérite un peu mais pas tant que ça (sauf si on le fait vraiment roots en refuge sans douches) Endroit fabuleux avec une île qui porte des cacti (yes!) géants et millénaires, jusqu’à 10m de haut.

Moi aussi je t'aime mon amour. Toute relation a ses épines. L'amour est un compromis etc

Plus de 1000 ans, vraiment? Tu me prends pour une buse? Bon Ok c'est vrai t'es grand quand même pour ton âge.

idéal pour faire des photos truquées avec cet écran blanc sous les pieds et ce ciel bleu permanent.

En voici quelques unes d’amateurs (en fait avec un petit écran où le n’on voit rien avec la réverbération), c’est beaucoup plus difficile qu’attendu. Mais on s’est quand même bien marrés en les faisant. Je ne veux même pas imaginer ce que Laurent M. aurait fait à ma place.

Facile, elle fait que 20 kilos quand même

Papa il me prend la tête

Wapi et ses girls

La prochaine elle sera bonne, c'est sûr

ben en fait non...elle est pas parfaite celle-là non plus.

Papa, je te tiens...

Allez, ça saute!

Pour celles des pros (Merci Sabrina et Nico), voir ici

http://picasaweb.google.com/worldwidecoline/BolivieSalarDeUyuni?feat=embedwebsite#5329431112920832178

A demain!

des cactus, du sel, quoi d'autre encore?





La Paz, départ vers le salar d’Uyuni

12 10 2009

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6h du mat, samedi (il y a 8 jours), atterrissage à La Paz aeropuerto (4000m)

Les portes de l’avion s’ouvrent et immédiatement, sensation que quelque chose ne va pas. Les oreilles bourdonnent, la respiration est difficile, le poste médical voisine avec la douane. Deux de mes trois femmes se sentent mal. J’assume le leadership en rationnalisant dans ma tête: évidemment moi je suis déjà allé titiller deux fois les 6000, j’ai fait le Mont Blanc dans la journée en Juillet, deux fois à l’aiguille verte, une quantité innombrable de fois je suis arrivé sur l’arête de l’Aiguille du Midi à Cham (3800m). Donc forcément, c’est du sang de haute altitude qui coule dans mes veines.
12h plus tard, je suis vautré au lit avec une migraine pas poss (la meurtu spéciale Boni) tandis que Caroline organise le dîner des filles. J’ten f..ais moi du sang de montagnard.

Le lendemain ça va mieux et on part en excursion à Tihuanaco (Tiwanacu). Au début on croit à un site archéomarketo mais il ya un vrai souffle. Les fouilles continuent encore. D’arrache pied.

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Mais ils ont déjà exhumé des choses vraiment intéressantes qui datent de 8 à 10 siècles. Et notamment un Moai qui nous prépare pour l’île de Pâques.

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Le lendemain, école puis excursion à cheval improvisée jusqu’à la molaire du diable (muella del diablo pour les hispanophones)

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Mais d’abord on achète 4 super polaires au marché de San Francisco en prévision du tour dans le Sud bolivien pour un total de 15€. Retour hôtel pour constater qu’à la faveur de la balade dans ce quartier hyper populaire -et malgré notre attention de tous les instants- le sac bandoulière de Caroline a été coupé à la lame de rasoir. Sans autre perte que le sac heureusement. Dommage collatéral sans importance qui nous confirme quand même qu’il vaut mieux être ‘aware’. Malgré cet incident sans conséquence, il reste de ce peuple qui vit dans des conditions climatiques et économiques difficiles une belle impression: sourire facile, chaleureux entre eux, une vraie joie de vivre. Juste oublié de photographier une des nombreuses cholitas des haut plateaux avec leur chapeau rond droit si mariée et incliné si célib. Plus pratique que Meetic.

Cheval donc,

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promenade sans intérêt particulier si ce n’est qu’elle offre des paysages incroyables quand même

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et qu’elle nous emmène de l’autre coté de La Paz pour la 1ere fois, à travers la zona sur résidentielle et bourgeoise et des vues inhabituelles qui rendent cette métropole plus acceptable qu’elle ne nous était apparue il y a 11 ans.

L’équipe bolivienne de foot est dans notre hôtel. Ils sont déjà éliminés et ont l’air vieux. [Bon Ok ils ont battu le Brésil ce soir où j’écris mais bon même Kaka à 4000 il s’emmêle dans ses dribbles. La meurtu.]

Et puis

Bus La Paz Horuro. 3h ½ Sécurité moyenne (pas de ceintures, dépassements au klaxon muy peligroso mais assez confortable. On a même droit à un film -avec le son- tous publics: Le Transporteur 3; 103 décès de mort violente mais pas de nudité donc un film familial.

Confortable si ce n’est l’enfant qui dans un premier temps est malade et lance une fusée éclairante dans un sac puis, dans la mesure où les toilettes sont condamnées et comme le car ne s’arrête pas, ce même enfant est forcé de faire une grosse commission particulièrement intéressante dans le même sac. Dans le bus évidemment! Sa mère se débarrasse négligemment du sac en le jetant par la fenêtre et en l’envoyant ainsi rejoindre les tonnes de détritus qui longent les routes boliviennes.

Enfin, on ne leur en veut pas trop: l’enfant c’est Emilie et la mère c’est Caroline donc on n’a pas vraiment le droit de se plaindre!

Sur la route, une scène qui calme: un bouchon sur la route, la police, un attroupement de 250 personnes -assez calmes quand même- et toujours sur la route une bicyclette tordue et, sous une bâche à coté d’une tâche de sang, le corps d’un enfant. Heureusement les filles dorment.

Le correspondant local de l’agence nous accueille gentiment. Je lui demande si c’est le même chauffeur qui va se retaper les 6-7h de route retour vers Uyuni. Il m’assure que non. Dès qu’il nous a quittés, petit cross-check avec le chauffeur lui-même qui sans gêne aucune me confirme que c’est bien lui qui a conduit le 4×4 d’Uyuni et qu’il est arrivé seulement 1/4h avant nous. Il se déclare ‘pas fatigué’. En l’occurrence, je trouve la mastication de feuilles de coca effectivement assez indiquée, voire obligatoire.

Puis après Horuro, 6h 30 de route de nuit jusqu’à Uyuni dont 4h de piste genre tôle ondulée bien ravinée dont 1h derrière un bus que plus polluant tu meurs surtout si tu es derrière, qui visiblement ne souhaite pas manger notre poussière et que comme il n’y a pas de vent, on passe une heure dans sa traîne de poussière à lui avant de pouvoir le dépasser.

A cause des barrages liés à une grève, nous ne pouvons rentrer dans Uyuni. Heureusement notre hôtel de sel

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est en-dehors de la ville. Pour éviter les embrouilles, Raul préfère éteindre les phares et conduire à la lumière de la pleine lune dès qu’on approche d’un village. Délicieux frisson d’aventure à très peu de frais…
Arrivée à l’hôtel à une et demie du mat mais honnêtement, ce n’était pas si pénible que ça. (Un voyage est un état d’âme peut-être?) Les filles dormaient (comment elles pouvaient dormir avec la conduite 4×4 assez physique est un mystère. Les capacités d’adaptation des enfants peuvent être stupéfiantes.)

A souligner la proportion effarante de français parmi les quelques touristes croisés. Si le Canada de l’Ouest était clairement allemand, le tourisme bolivien est aussi hexagonal que les formations de sel du salar.

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La suite après dodo.





Phrase du jour 9.10.09

11 10 2009

Bonnet de lapin. Mettable seulement en Bolivie.

si Clémentine elle avait son bonnet de lapin, est-ce que les vizcachas (sorte de gros lapin)
Vizcacha - Gros lapin de marque Siffredi

ils seraient attirés par elle?





La Paz, 4000m, mal de tête, à bientôt

7 10 2009

En fait, c’est l’aéroport qui est à 4000m avec la ville haute (el alto)

La ville, elle, est à 3600m. Ce qui ne change pas grand chose au fait que passer de 0m d’altitude à 4000m sans transition déclenche des migraines genre abo et des souffles courts. 

Malgré tout, avec la Bolivie, l’impression de voyager s’accentue et l’aventure commence!

A bientôt…