Indonésie: Bali, Gili,Sulawesi, Komodo, Florès et re-Bali

17 11 2010

 

Après avoir quitté le pays où ‘tout clou qui dépasse doit être enfoncé’, nous atterrissons à l’aéroport de Bali. Avant nous avions consciencieusement vérifié que notre passeport était valable pour encore six mois après notre arrivée. Mais pas qu’il y avait une pleine page vide sur mon passeport pour accueillir le visa et son extension programmée… Or on a quand même un peu voyagé ces derniers mois et la place manque. Résultat: je me retrouve à minuit dans un petit bureau de l’immigration à l’aéroport en train d’essayer de trouver une solution avec un fonctionnaire obtus pendant que Caroline et les filles attendent patiemment dehors.

Un air de déjà vu lors de l’expatriation à Jakarta il y a 15 ans (aie aie, c’était hier pourtant…Ben ouais mon vieux, la roue tourne). A base de ‘Tolong banto’ (S’il vous plaît aidez-moi, il doit bien y avoir un win-win pour s’arranger…), on s’approche après une longue négo d’un deal autour d’une donation de 100$ pour les œuvres de la police et l’immigrateur s’apprête à coller le visa sur un tampon australien lorsque la catastrophe intervient : un autre fonctionnaire s’approche et montre le passeport de Caroline à mon interlocuteur. Sur le sien aussi il manque la place nécessaire… Du coup, les passeports sont refermés,  l’obersturmführer local me dit que deux passeports à traficoter c’est trop et qu’il met fin aux négociations. Il commence d’ailleurs à regarder son ordinateur pour regarder la disponibilité du vol retour vers Tokyo le soir même à une heure du mat. Cette perspective combinée à la difficulté de faire refaire un passeport à Tokyo le week-end me fait un peu flipper et en pensant qu’aux grands maux il faut des grands remèdes,  j’arrête de jouer à la petite semaine. Je sors 50 000 Yen (500€), les pose sur son bureau et lui dit doucement que pour le bien-être de mes filles il doit trouver une solution. Effectivement, après une hésitation feinte, il rouvre les passeports et accepte de coller le visa sur un tampon d’immigration australien sous réserve que je m’engage à ne jamais plus me rendre en Australie avec ce passeport, ce que je m’empresse de jurer sur quatre générations d’enfants à venir. Ouf…

Maintenant le problème de l’Indonésie c’est que –la fin du voyage se pointant à l’horizon- j’ai été moins discipliné sur les sauvegardes de photos et que -la loi de Murphy s’appliquant- j’ai perdu l’appareil photo et surtout sa carte mémoire. Donc malheureusement pas de photos de notre fait mais celles de nos copains Delphine et Marc,

nouvellement installés à Bali et celles des canadiens top sympas qui étaient avec Jules et moi sur le bateau ‘liveaboard’ d’où nous avons fait des plongées à Komodo. Comme en plus nous sommes rentrés à Paris depuis déjà deux  mois, je vais le faire sous forme de bullet points :

–       1ere destination à Bali : le Club Med. Et son mini-club. Ouais je sais, c’est moche de finir un voyage comme ça mais vous ne pouvez pas comprendre : après onze mois d’extrême promiscuité enfants, on est prêt à tout pour un mini-club.

–       Après le mini-club, on passe quelques jours sur une des îles Gili, Trawangan pour ne pas la nommer, entre Bali et Lombok. Pas délire mais gros bénéf, on rencontre un couple de basques bondissants top sympas, Delphine et Marc et leurs deux garçons adorables, Axel et Félix,

qui venaient de s’installer à Bali pour son boulot à elle (Bravo Marc, si c’est pas moderne ça !)

–         Retour Bali, à Ubud où il y a moins de rizières mais où la balade dans la vallée Sayan

avec traversée de gués bien immergés

 et rizières, caféiers

et bambous est toujours magique et où le Café Wayan reste le resto le plus sympa, 20 ans après.

–       Jules le cool nous rejoint à Ubud après 30 heures de vol depuis Miami. Ca y est, il a quinze ans, fait 1m 85 et conduit des voitures sur les freeways (accompagné).  

Sinon, pour une analyse psychologique plus détaillée,  voir http://wp.me/pzbEI-H2 et on part faire un raft moyennement sportif mais dans un cadre vraiment magnifique.

–       Après Ubud, départ pour les Célèbes (Sulawesi) et un peu d’aventure culturelle au pays Toraja, où les autochtones égorgent des bœufs et des cochons pour les funérailles. Celles-ci pouvant avoir lieu plusieurs mois après la mort effective. On les embaume pour éviter que ça n’embaume trop… Plus ils sont riches, plus ils en égorgent donc c’est volontiers assez gore. Ils ont aussi des maisons magnifiques, les tongkonan

et un culte des ancêtres où les morts sont mis dans des tombes creusées dans les falaises et où les esprits sont représentés par de chouettes sculptures en bois, les Tau tau (tao tao). Bref bien exotique et  il faut y aller même si ça se mérite et si –en pleine saison sèche- on s’y est fait copieusement rincer pendant 3 jours.

–       Pour s’en remettre, retour à Bali et location d’une villa absolument top à Seminyak , la casa mateo (http://www.balicasa.net/) puis d’une autre abominable. Enormes bains de vagues et body-surf sur des monstres avec Jules. Ambiance Riding Giants.

–       Re-départ vers l’aéroport de Labuanbajo à Florès puis Rinca et Komodo en bâteau pas pire où l’on trouve les fameux varans/dragons. Pas mal mais pas si dingue que ça finalement même s’ils sont assez gros, gnakent des buffles et courent plus vite que les hommes. Ils en croquent certains de temps en temps mais plutôt des rangers du parc lorsqu’ils sont endormis.

–       Caro et les filles nous abandonnent avec Jules pour rentrer en Europe et nous allons faire de la plongée sur un bateau avec un groupe de plongeurs aussi sympas que multiculturels. Jules règle quelques soucis de décompression et passe son PADI en solo avec une instructrice anglaise bi très avenante pendant que nous allons taquiner les fonds autour de Komodo. Un courant parfois à arracher le régulateur (certains plongent avec des crochets à la main pour s’accrocher aux rochers) et parfois descendants jusqu’à 800m, des requins,

 napoléons et carangues géantes bien mahousses,

et toutes sortes de bestioles plus ou moins mignonnes.

Une visi pas optimale mais très acceptable quand même, quelques pokers très sympas et bon enfant initiés par Jules le soir. Cerise sur le gâteau pour moi : 2 plongées avec Jules à la fin une fois son brevet passé. La vita e bella.

–       Traversée de Florès en 3 jours avec comme point d’orgue la micro-ascension pour aller admirer les 3 lacs de couleurs différentes au sein du volcan éteint Kelimutu.

Un peu décevant par rapport à de grosses attentes mais au milieu de Florès de très beaux paysages de rizières en terrasse. Et comme en plus ça se mérite, sur un sondage express, nous sommes 50% de l’équipage constitué de Jules et moi à considérer que ça valait bien le coup…

–       Retour Bali dans les vagues puis je raccompagne Jules à l’aéroport (sniff) et le lendemain soir c’est le dernier vol du tdm. Un peu émouvant mais surtout je suis surtout content de retrouver mes femmes le sur- lendemain.

Voilà that’s all folks, it’s a wrap. La semaine prochaine, un best of tdm en images pour clore le sujet.

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